L’enquête Campbell

ENQUÊTE CAMPBELL 1

 

ENQUÊTE CAMPBELL 2

L’enquête Campbell – Les aliments qui tuent et ceux qui peuvent vous sauver la vie

T.Colin Campbell & Thomas M. Campbell

Préface

La grande étude épidémiologique, souvent cité comme « l’étude chinoise », menée avec brio par le professeur Campbell amène chacun d’entre nous à s’interroger sur la meilleure façon de se nourrir. Depuis trop longtemps, la médecine occidentale néglige l’alimentation comme moyen de prévention des maladies d’une part et comme véritable outil thérapeutique d’autre part. Moi-même médecin généraliste formé dans une prestigieuse faculté parisienne, je peux témoigner du fait que notre formation initiale en nutrition a été très rudimentaire, pour ne pas dire inexistante. Cette lacune se retrouve dans notre pratique médicale où nous omettons bien souvent d’utiliser ce formidable outil qu’est une alimentation saine pour prévenir et guérir les maladies. C’est regrettable car tout ce que je souhaite à mes patients, c’est de ne jamais tomber malade et d’avoir besoin le moins possible de mes services.

Ce qui est appréciable dans cet ouvrage, c’est qu’en aucun cas il n’a la volonté d’imposer un régime alimentaire particulier en vous dictant ce que vous devez manger ou pas, quand bien même il encourage le choix d’une alimentation végétarienne. Le temps est venu de défendre la vraie liberté du consommateur. Défaitiste, de nombreux médecins partent du principe qu’il est vain de parler en détail des bienfaits préventifs et thérapeutiques d’une alimentation conçue de façon optimale car de tels conseils seraient trop difficiles à appliquer dans la pratique quotidienne. Une telle attitude, qu’elle qu’en soit la motivation ignore le droit de savoir du patient à qui seul incombe la décision de mettre en pratique ou non ces conseils ; elle signifie en outre que quelqu’un a déjà décidé à sa place. Il n’y a pas de vraie liberté sans une information claire et honnête. En France, le Programme national de nutrition santé (PNNS) présente de nombreux travers car il n’ose pas aller contre la culture dominante. Or, le rôle des scientifiques ne devrait pas être de chercher un consentement mais bien de dire : voici ce que révèlent les études et voici comment il faudrait s’alimenter si l’on veut être en bonne santé. Après, chacun est libre d’appliquer une partie ou la totalité des conseils nutritionnels en fonction de ses objectifs personnels et de ses possibilités. C’est ça la vraie liberté.

liberté

Ce manque d’informations fiables et honnêtes mis à part, il existe, hélas, d’autres entraves à notre liberté de nous alimenter comme bon nous semble. Par exemple, l’indisponibilité des aliments bons pour la santé dans les collectivités, et plus largement dans les lieux de restauration publique comme les cafétérias et autres cantines. La publicité nous pousse également dans la mauvaise direction en nous incitant à consommer des aliments transformés, le plus souvent mauvais pour la santé. Par ailleurs, nous ne nous rendons pas compte de leur vrai prix, ce qui influence considérablement nos choix alimentaires. Par le biais des subventions européennes dans le cadre de la politique agricole commune (la fameuse PAC), certains aliments comme les céréales, la viande et le lait sont massivement subventionnés tandis que d’autres ne le sont pas. De ce fait, nous n’avons pas conscience que des technocrates ont décidé à notre place il y a plusieurs décennies de ce que nous devons manger. On estime qu’il faudrait multiplier le prix de la viande par dix si l’on était obligé de la payer à son vrai prix. Ne pouvons-nous pas y voir une forte incitation à consommer de la viande ? Ce choix est-il le plus pertinent ? Comme nous venons de le voir, notre liberté de manger ce que bon nous semble est donc très relative.

De par notre culture et la disponibilité des aliments, nos choix alimentaires sont bien souvent des non-choix imposés par ces contraintes extérieures.  Cet ouvrage se propose de vous aider à recouvrer une partie de votre liberté en vous fournissant les données scientifiques qui font le lien entre notre alimentation et plusieurs maladies – fléaux de la santé publique. Par ailleurs, j’insiste sur le fait que le rôle d’un médecin n’est absolument pas de juger la façon dont les gens s’alimentent. Son rôle est d’informer de manière honnête et désintéressée afin d’aider les gens à être en meilleure santé.

santé

Comme le montrent les travaux du professeur Campbell, l’humanité est allée trop loin dans la consommation d’aliments d’origine animale et est en train d’en payer les conséquences en termes de santé. Obésité, diabète de type 2, maladies cardio-vasculaire et cancers sont devenus légion dans les couloirs des hôpitaux. Or, ces maladies ne sont en aucun cas une fatalité. Avec une alimentation plus végétale, riche en légumes, en céréales complètes, en légumineuses (lentilles, pois chiches, fèves, haricots secs, soja), en fruits entiers et en oléagineux (noix, noisettes, amandes), une grande partie de ces maladies serait évitable. Même si une alimentation de qualité n’a pas la prétention de conférer une protection absolue contre ces fléaux, de nombreux décès prématurés ainsi que de nombreuses souffrances pourraient être évités. Une amélioration notable de la qualité de vie pourrait également être obtenue. Si les végétaux ont le pouvoir de prévenir nombre de maladies, il existe à l’inverse un lien étroit entre consommation de viande et obésité, diabète de type 2, cancers et maladies cardio-vasculaires.

10 kg

Nous ne réalisons pas à quel point l’impact sociétal de notre alimentation est énorme et dépasse largement le seul cadre de la santé. Il faut en moyenne 10 kg de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines d’origine animale. La conséquence directe est que les produits d’origine animale consomment d’énormes ressources. Dans la pratique, 70% des terres cultivables sont consacrées à l’élevage – les surfaces agricoles nécessaires pour produire l’alimentation destinée aux animaux incluses. Comme ces terres cultivées ne suffisent toujours pas, nous avons recours à la déforestation intensive de l’Amazonie afin d’y faire pousser du soja OGM qui va ensuite servir à nourrir les animaux européens et d’autres continents. Il est donc légitime de s’interroger sur notre façon de nous alimenter. Nous devons prendre conscience que nos modèles alimentaires et agricoles actuels ne sont pas viables ; nous devons nous demander quelle planète nous voulons léguer à nos enfants.

Il est enthousiasmant de réaliser que tous ces problèmes ont des solutions que nous pouvons tous mettre en œuvre à titre individuel sans attendre l’aval d’un quelconque pouvoir central. Certains d’entre nous voudront diminuer leur consommation de produits d’origine animale alors que d’autres préfèreront opter pour une alimentation 100% végétarienne, voire 100% végétalienne.

légumes

Il faut savoir que de telles alimentations, si l’on respecte certaines règles, sont bonnes pour la santé et sont maintenant largement éprouvées par des études portant sur la mortalité, toutes causes confondues, appelée aussi mortalité globale. La masse de données scientifiques montrant les bienfaits des alimentations végétarienne et végétalienne est maintenant considérable. Il est important de le préciser car, souvent, les gens se demandent quel est le seuil minimal de viande qu’il faut consommer. La vérité est qu’il n’y a pas de seuil minimal. Non seulement la viande consommée en excès est néfaste mais, en plus, il est possible de s’en passer totalement pour ceux qui le souhaitent. Par conséquent, les obstacles à une adoption plus large d’une alimentation à tendance végétarienne ou purement végétarienne, voire végétalienne, ne sont pas d’ordre médical. Au fil de ces pages, vous découvrirez avec force détails et dans un langage accessible les incroyables avantages d’une telle alimentation.

– Dr Jérôme BERNARD-PELLET, médecin nutritionniste

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De livre en livre…

 

LECTURE 1Tous les soirs c’est lecture à haute voix. C’est une activité que je n’avais jamais expérimenté de cette façon, et il s’avère que c’est passionnant de lire ensemble, réellement ensemble, un livre. Nous allons vous proposer une nouvelle catégorie d’articles pour partager certains de ces livres avec vous. Le dessin nous représente tous les deux couchés. Je lis et je dis : écoute, c’est génial, tu ne dors pas au moins ? A côté, Doris ronfle.

Couleur

Et pour revenir à une note positive, nous avons reçu en cadeau, le dernier livre de Jean-Gabriel Causse « Les crayons de couleur ». Merci Jean-Gabriel ! Le livre est sorti également en braille, bravo aux Editions Flammarion, et vous pouvez même colorier la couverture. Allez, allez, on va vite mettre de la couleur dans sa vie !

http://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/les-crayons-de-couleurlivre jean gabriel blDoris et Anne Sophie tiennent le livre. Doris dit encore un super livre à lire, anne sophie rétorque hum hum encore un super livre que je vais lire à haute voix plutôt et doris répond et moi, je ferais le coloriage, sans dépasser promis, jean gabriel.