.

JAPONRobert, l’ange de Doris salue, 13 l’ange d’anne sophie fonce sur un tricycle et lui demande ce qu’il fait. Robert répond on a eu une visite du Japon sur le blog ce matin, alors j’essaie de dire bonjour et au revoir.

ça gratte…

Doris a quand même un ange plus sage que le mien, il faut le reconnaître… jeu de mot subtil… reconnaître son ange… connaître son ange… allez, on te laisse réfléchir…
UN TRUC QUI GRATTEAnne-Sophie se plaint d’avoir tout le temps un truc qui gratte sur sa tête. Son ange appelé 13 est accroché à ses cheveux comme un pou. Doris, qui porte son ange Robert sur son gant de fauconnier dit – fais lui un perchoir. Elle répond – mais c’est pas un piaf ! je vais plutôt le coller dans un sac à dos !

Réveil étrange

gueule de bois 2

anne sophie et doris au lit avec chacun une bouillotte rose sur la tête. Le texte dit : Réveil étrange en écoutant France Inter ce matin, le tout en une demi-heure : – dénonciation du glyphosate – dénonciation du rachat de Monsanto par Bayer, rachat visant très probablement à noyer le poisson autour des très nombreuses plaintes en cours contre l’empoisonnement par Monsanto – dénonciation de la «zone grise» quand des femmes se font violer dans l’indifférence générale, par des hommes landas (et non les monstres prédateurs que l’on décrit toujours) – dénonciation de la non-prise en compte de la réalité de la Maladie de Lyme par les médecins français… …houla, nous serions-nous réveillés dans un monde en train de prendre conscience où est-ce une gueule de bois dues à un excès de jus de carotte ? Nous allons passer au jus de betterave aujourd’hui…

M’enfin !

demande d'aide blanne sophie revient trempée, son kway dégoulinant d’eau. doris dit qu’est-ce qui t’arrive encore ? anne sophie répond panne de fauteuil, doris dit je t’ai expliqué qu’il ne fallait pas hésiter à demander de l’aide quand tu en avais besoin, m’enfin, les gens ne peuvent pas deviner que tu as des soucis. anne sophie répond ben après avoir demandé de l’aide dans la rue,fait prévenir la police municipale, m’être trainé jusqu’à leur bureau et appelé le 17, je ne vois pas ce que je pouvais faire de plus. L’ange de Doris dit parce que tu crois que c’est facile de tout le temps demander de l’aide quand on est handicapé ? C’est aux autres à comprendre un minimum non ?

Pluie battante

police municipale 2

Êtes-vous habilité à être humain ?

Je suis sortie en fauteuil roulant électrique pour déposer un courrier important. Il s’est mis à tomber des trombes d’eau à mi-chemin et je n’arrivais plus à avancer ni à rentrer chez moi. J’étais à 80m de la Police Municipale de Lagny-sur-Marne. Une jeune femme est allée les prévenir que j’avais besoin d’aide et elle est revenue me voir en me disant qu’ils envoyaient une patrouille. La camionnette de la Police Municipale est passée devant moi SANS s’arrêter… et rien… j’ai poussé avec mes pieds mon fauteuil en marche arrière (dans l’autre sens ça n’avançait pas) sur les 80m jusqu’au bureau de la Police Municipale. Là un escalier, la sonnette en haut de l’escalier bien sûr… j’ai secoué le portail pour faire du bruit, en vain… j’ai attendu sous les trombes d’eau de plus en plus gelée et épuisée… rien… j’ai appelé le 17 où on m’a répondu qu’ils allaient joindre la Police Municipale… j’ai attendu encore toujours sous les trombes d’eau…

… finalement une secrétaire est sortie sous un grand parapluie, sous lequel ELLE s’abritait soigneusement, pour me répondre que finalement, ils ne viendraient pas m’aider car ils n’étaient pas HABILITÉS à le faire ! J’étais sur le point de pleurer tellement je n’en pouvais plus, j’ai expliqué que mon fauteuil était pliant, léger, que je marchais un peu. « Ah non madame, nous ne sommes pas habilités à le faire et les pompiers ne peuvent pas intervenir car vous n’êtes pas blessée ! ». Elle ne m’a pas abrité par son parapluie, elle n’a pas proposé de me pousser jusqu’au conservatoire (à 15 mètres) où j’aurais été à l’abri, elle m’a juste dit que je n’avais qu’à appeler un taxi… sans lunettes (à cause de la pluie) je suis incapable de chercher un numéro de taxi !

Résultat, je suis partie toujours en tournant vers la gauche (panne) et en me tirant le long des poteaux, je me suis plantée au milieu de la route où j’ai fait du stop ! La quinzième voiture s’est arrêté, une adorable Tiphanie, elle a chargé mon fauteuil plié avec un grand sourire et m’a ramené chez moi.

Ironie de la vie… juste devant nous, avant qu’elle ne me dépose, la camionnette de la Police Municipale (ils étaient 3 ou 4 dedans, bien au sec, bien au chaud), est passé devant la porte de mon immeuble…

MERCI TIPHANIE, honte aux autres !

Alors je râle, je me plains, je suis très en colère, c’est vrai ! Maintenant je réfléchis à ce qui aurait pu être fait :

– D’un point de vue légal, ils ne sont pas habilités à m’aider, soit, je peux l’entendre mais ils sont habilités à quoi alors ? Bien sûr, il y a des normes, des règlements très lourds à suivre, ok… pousser un fauteuil à la limite pour me ramener jusque chez moi, ça aurait été long et pénible mais c’était techniquement faisable, et s’ils n’étaient pas habilités à me faire monter dans leur véhicule, ils l’étaient peut-être pour faire ça ? Intervenir sur la voierie, sur le trottoir ? Je ne connais rien au Droit, on va dire encore que je pinaille !

– D’un point de vue HUMAIN, ils auraient pu :

1 – s’arrêter quand ils sont passés sur le trottoir devant moi (et j’ai fait des signes). D’un point de vue humain, on s’arrête et on questionne quand on voit quelqu’un en fauteuil roulant sous des trombes d’eau ET arrêté. C’est rare qu’on se balade dans ces conditions.

2 – Ils auraient pu et ils auraient dû venir me prévenir QU’ILS NE M’AIDERAIENT PAS.

3 –  Quand la secrétaire est sortie avec son parapluie, elle aurait pu le tendre vers moi, juste un simple geste montrant qu’elle essayait de me mettre à l’abri, symboliquement ça aurait déjà été ça.

4 – Elle aurait pu pousser mon fauteuil jusqu’au conservatoire pour me mettre à l’abri et ensuite, m’aider à trouver une solution.

Elle est juste remontée tranquillement en haut de son escalier pour se remettre à l’abri (elle au moins !) et elle a dû regarder par la fenêtre pour voir ce que je devenais. Et si je n’avais pas eu encore un peu de force pour me traîner plus loin et faire du stop, et si l’adorable Tiphanie ne s’était pas arrêtée, la Police Municipale aurait fait quoi ? A la fin de la journée, on m’aurait demandé de libérer le passage ?

Trop tard…

trop tard ! copie

dessin représentant anne sophie et doris assis et l’air tristes. Texte :on ne se méfiait pas, ça a dérapé doucement, une dégringolade incontrôlable, nos familles ont vu qu’on changeait, ils pensent que nous sommes dans une secte, ils ont peur, nous aussi et si c’était dangereux ? on essaie de lutter mais c’est dur, il y a toujours une nouvelle information, un nouveau truc à apprendre. quand on a prit conscience, c’était trop tard. on s’était débarrassé de notre télé, on mangeait des fruits et des légumes bio. forcément, on allait mieux, du coup, on s’est débarrassé de beaucoup de médicaments et de produits trop raffinés. C’est affreux, on a conscience de ne plus participer à l’essor de l’économie, on essaie de résister mais c’est plus fort que nous, on a toujours envie d’aller plus loin, c’est comme une drogue. on pense que bientôt on va essayer le zéro déchet.